Parlons poterie
La terre vernissée
Jusqu’au XXe siècle, la poterie vernissée est caractérisée par l’emploi de plomb dans la glaçure qui recouvre les pièces en vue de les imperméabiliser et d’en améliorer l’usage et l’aspect.
Le plomb est un fondant très puissant ; il abaisse la température de fusion de la silice qui se trouve dans le tesson et permet d’obtenir une production de qualité dans des fours qui ne dépassent pas 900°C. En fin de cuisson il se forme une fine pellicule brillante et transparente, en fait : du verre.
Généralement, on interpose entre le tesson (rouge ou brun) et le vernis une engobe, c’est-à -dire une fine couche de terre tamisée et diluée dans de l’eau.
L’engobe comme le vernis peuvent être colorés avec des oxydes métalliques.
Cette technique a été employée en France pendant sept siècles. Cette étonnante permanence technologique tient d’abord à une certaine facilité de mise en œuvre, au faible coût des constituants, à la beauté des résultats, à la grande variété des aspects et des décors réalisables et enfin à l’absence d’un produit de substitution pleinement satisfaisant.